Sans citoyens libres, dignes et autonomes, il ne peut y avoir de nations libres et indépendantes. Sans la paix intérieure, c’est-à-dire sans la paix entre les citoyens et entre les citoyens et l’État, il ne peut y avoir de paix extérieure assurée.
Aussi durement qu’elle soit appliquée, jamais la force brutale ne pourra juguler l’aspiration humaine fondamentale à la liberté.
La lâcheté se demande, « Est-ce sans danger? » L’opportunisme se demande, « Est-ce prudent? » La vanité se demande, « Est-ce populaire? » Mais la conscience se demande, « Est-ce juste? » et un jour il faut prendre une position qui n’est ni sans danger, ni prudente, ni populaire, mais il faut la prendre parce qu’elle est juste.
Aucune transformation de notre façon de penser ou d’agir n’est plus importante que celle-ci : nous devons mettre les individus au centre de tout ce que nous faisons. C’est là l’essence de la sécurité humaine.
Toute la philosophie des droits de l’homme consiste à libérer de la peur.