Ce n'est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, c'est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience."
A l'état de nature, l'homme est un loup pour l'homme.
Plus on étudie l'homme, plus on connaît que l'orgueil est sa passion dominante, et qu'il affecte la grandeur jusque dans la plus triste misère. Chétive et caduque créature qu'il est, il a bien pu se persuader qu'il ne saurait mourir, sans troubler toute la nature, et sans obliger le Ciel à se mettre à nouveau en frais, pour éclairer la pompe de ses funérailles. Sotte et ridicule vanité !
Le vrai matérialisme fait de Dieu une impossibilité, de la révélation une vue de l'esprit, et de la vie future une absurdité.
C'est par croire que les hommes sont esclaves. Réfléchir, c'est nier ce que l'on croit.