Nous sommes au milieu du 19ème siècle, période qui se caractérise par une révolution industrielle en plein essor et où les inventions se multiplient comme des petits pains. D’ailleurs, dans la famille Steam, la passion de la mécanique et plus particulièrement de l’invention semble se transmettre de génération en génération puisque le jeune Ray est un pur génie (c’est pas toujours aussi facile à vivre que cela je vous promet, je sais ce que ça peut être !).
Il faut aussi dire que son père Edouard et son grand père Lloyd sont eux aussi des inventeurs de renom et ont sans aucun doute influencé la destinée du jeune homme. De plus, grâce à leur réputation, ils ont réussi à établir des contacts avec la fondation Ohara qui dispose d’une fortune colossale et qui a notamment proposé à ces deux chercheurs de travailler pour eux. En échange de leurs talents, la fondation est prête à investir dans leurs recherches et c’est d’ailleurs cela qui va leur permettre de faire une découverte extrêmement intéressante.
En effet, lors d’une expédition effectuée en Islande, ils sont parvenus à mettre la main sur un liquide stable capable d’engendrer une très haute pression. Une découverte qui fait leur bonheur car qui sait si son exploitation ne pourra pas révolutionner la vie des hommes. Voilà donc un nouvel élément et surtout une nouvelle source d’énergie qui pourrait attiser la curiosité de certains et l’on pourrait bien craindre que cela soit utilisé à mauvais escient.
Mais retrouvons notre héros Ray qui n’a pas revu son père et son grand père depuis quelques temps déjà ce qui n’empêche pas de laisser libre court à sa passion. Il n’hésite ainsi pas à ramasser tous les objets qui lui semblent utiles afin de pouvoir les bricoler et les intégrer à ses nouvelles inventions. Cependant, un jour il reçoit un paquet de son grand père à l’intérieur duquel il trouve des plans accompagnés d’un curieux objet.
Au même moment, voilà que viennent sonner à la porte deux personnes disant appartenir à la fondation Ohara et venu récupérer ce précieux colis. C’est alors que Lloyd fait un retour fracassant et prie Ray de s’enfuir avec l’objet pour ne pas le laisser aux mains de la fondation mais surtout de le livrer à un certain Robert Stevenson, professeur de son état.
S’ensuit alors une terrible course poursuite entre le garçon et les hommes de main de la fondation Ohara au terme duquel Ray va retrouver quelqu’un qu’il connaît bien.
Que cache ce mystérieux objet ? Quelle est cette nouvelle rencontre qui va bouleverser les choses ?
En voilà un film d’animation qui était attendu et c’est peu de le dire !!! Il faut aussi reconnaître que c’est là la dernière réalisation de Katsuhiro Otomo en date, un nom qui ne vous dit peut être rien mais c’est tout de même grâce à lui qu’on a connu un certain Akira, voilà plus de 10 ans maintenant !! Oui après de longues années d’attente, voilà donc le nouveau long métrage de ce grand génie et le bilan de tout ça c’est que c’est plutôt pas mal !
Tout d’abord, grande originalité de ce film, son contexte si particulier : l’auteur a décidé de nous orienter vers un film baignant dans un univers emprunté au Steampunk. Pour ceux qui ne connaissent pas cette tendance, je vais vous la décrire simplement et assez brièvement. Il s’agit en fait d’un monde totalement futuriste mais qui s’attache à une période particulière oscillant entre le 17ème et le 19ème siècle. Cela se traduit par exemple par des robots entièrement mécanisés dont le fonctionnement reposerait sur la force de la vapeur. D’ailleurs, clin d’œil sympathique de l’auteur à cet univers avec le nom de famille du héros : Steam.
Bref, un thème original pour un film de qualité mais… Et oui il y a bien un mais car d’un point de vue totalement personnel, le film souffre de quelques défauts. Avant de nous attarder là-dessus, je vous rassure quant au niveau des graphismes qui sont tout simplement sublimeS. Entre 2D et 3D, le mélange de fait de façon harmonieuse et vient magnifiquement servir le film et l’on se surprendra presque à resté ébahi devant la beauté des décors, des paysages ou encore tout simplement de la finesse des graphismes.
Niveau animation, sans fautes également, les personnages sont fluides et donc question technique difficile de pouvoir contester le moindre point là-dessus. Par contre au niveau du scénario, on n’est pas vraiment au top du top car il est assez basique et il n’y a pas de véritables surprises. Le principal thème développé dans ce film et qui reste toujours d’actualité est de se poser la question du rôle des progrès techniques pour l’humanité. Ceux-ci sont ils bien utilisés pour améliorer les conditions de vie des hommes ou au contraire desservent-ils leurs causes en raison de l’esprit capitaliste qui se diffuse dans les sociétés ?
Un sujet qui est certes intéressant mais Steamboy ne parvient pas à nous impliquer dans le scénario, on effleure tout juste le débat et c’est bien dommage car cela aurait permis aux spectateurs de s’ennuyer un peu moins à certains moments. En effet, je dois vous avouer que quelques passages du film m’ont semblé vraiment longs et je suis forcé d’admettre que l’ennui m’a gagné. Notons que l’auteur s’est permis une autre jolie petite fantaisie en donnant à un de ses personnages le nom de Scarlett Ohara, l’héroïne du grand film Autant en emporte le vent. Un personnage secondaire pas vraiment indispensable pour la suite de l’histoire du film mais qui permet toutefois d’intéresser les spectateurs plus jeunes.
Pour conclure cet article, je dirais que Steamboy reste un film d’animation (j’insiste sur ce terme, ce n’est pas un simple dessin animé) de grande qualité servi par des techniques d’animation sans failles. Le scénario est un peu décevant car il manque de profondeur et la longueur du film pourrait en rebuter plus d’un. Si vous aviez adoré Akira alors attention car ce dernier film n’a rien à voir mais reste tout de même très agréable à l’œil.
Appleseed
La terre dans un futur proche, une nouvelle guerre vient d’éclater mettant en relief les nombreux conflits qui persistaient entre certains pays. Cette guerre concerne bien évidemment les pouvoirs politiques des nations mais aussi et surtout les militaires de chaque force.
Alors que cette Grande Guerre comme le surnomment certaines personnes s’est achevée, il existe encore quelques poches d’enclavement où la lutte fait rage. Ainsi, Deunan Knute continue son combat et ce n’est pas un soldat comme les autres puisque c’est une femme et de surcroît un formidable guerrier.
Quelle ne fut donc pas sa surprise lorsqu’elle apprend que la guerre est terminée et que désormais le monde est contrôlé par Olympus, un soi disant gouvernement idéal.
De plus, la société telle qu’elle l’avait connue a subi de grandes évolutions puisque les êtres humains cohabitent en parfaite harmonie avec les Bioroïds. Ces derniers sont des êtres vivants et sont en fait des clones crées à partir de gênes humains, des gênes qui ont été choisi parmi l’élite de la population humaine.
En plus de cela, il a été décidé de priver volontairement les Bioroïds des moyens de reproduction permettant ainsi de garder un certain contrôle laissé aux mains de l’entité nommée Gaia. Cette dernière rassemble l’intelligence et l’esprit des scientifiques les plus éminents que l’on puisse trouver sur terre et elle est chargée de guider toutes les décisions prises par Olympus.
D’ailleurs, l’une des orientations prodiguées par Gaia a été de retrouver au plus vite les traces de Deunan, Celle-ci redécouvre donc la civilisation humaine mais aussi quelqu’un qu’elle ne pensait pas revoir ; Briareos, son compagnon d’armes qui est devenu lui-même un Bioroïd.
Mais derrière le retour de Deunan Knute au sein d’Olympus, se cache de bien lourds secrets qui vont éclater au grand jour !
A la base, Appleseed est un manga de Masamune Shirow. Ce nom ne vous dit peut être rien mais il s’agit tout simplement du créateur du mythique Ghost In The Shell (GITS).
Appleseed est donc une de ses œuvres antérieures à GITS et beaucoup plus méconnue du grand public. Ici encore, l’auteur aborde le thème du monde futuriste, la place prépondérante qu’ont prises les nouvelles technologies et notamment la cybernétique. Un thème qui apparaît donc cher à Shirow puisqu’on retrouve à peu de choses près la même problématique dans GITS.
Ce film vient donc mettre en scène les héros d’Appleseed sur le grand écran pour la première fois et l’on peut sans doute affirmer que c’est une belle réussite. Notons qu’en 1988, nous avions eu droit à un OAV d’assez bonne facture mais qui date !
D’emblée, le graphisme frappe nos esprits, c’est beau et fluide à la fois et l’on a droit à une animation plus originale qu’à l’accoutumée. En effet, pour ce film d’animation, les réalisateurs ont préféré jouer la carte de la différence d’une part pour se démarquer des autres films du même genre (notamment à GITS qui est la référence en la matière et du même auteur). Ils ont ainsi utilisé la méthode du Cell Shading, sans entrer dans les détails, c’est une technique qui permet de donner à des objets en 3D un visuel 2D.
Pour ceux qui connaissent un peu les jeux vidéo, c’est la même technique utilisée sur des jeux comme Jet Set Radio ou encore le Zelda de la Game Cube. Cette particularité permet aux réalisateurs de nouvelles perspectives car cela facilite les mouvements de rotation de la caméra contrairement aux dessins traditionnels où il faut tout faire à la main.
D’autre part, cela permet d’offrir un film qui possède sa propre identité puisque à ma connaissance un tel procédé d’animation n’a pas encore été utilisé au cinéma.
Donc, d’un point de vue purement artistique, le film est une belle réussite et prouve une fois de plus que l’animation japonaise recèle de beaux bijoux à découvrir et que l’animation en générale est réellement un art à part entière.
Au niveau du scénario, je peux tout de suite rassurer les personnes qui se sont arrachés les cheveux sur GITS 2-Innocence, ici le film est beaucoup plus compréhensible !
Comme c’est vraiment un point de départ, je pense qu’ils ont pas voulu nous soumettre un scénario trop complexe et donc vous suivrez sans peine le déroulement du film.
Pour les fans de GITS et de Masamune Shirow en général, je n’aurais même pas la peine de vous le dire, Appleseed est à voir !!
Croyez moi, ça va vous en mettre plein les yeux tellement c’est bien foutu même si je dois vous dire que je ne suis pas encore totalement accroc de ce type d’animation (en Cell Shading j’entends !).
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dans BD et Livres
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