Nous sommes au japon et nous allons faire la connaissance de Katsuo Harada, un jeune homme de 15 ans dont la vie n’a pas toujours été facile. Ainsi, lorsqu’il était à l’école et au collège, il n’a jamais été très populaire auprès de ses camarades l’on aurait même tendance à dire le contraire. Alors que ces années devraient représenter des moments inoubliables, Katsuo a toujours été victime de brimades étant jusqu’à être surnommé le bouffon du collège Nishigawa. Mais il y a une fin pour tout et ce jour est enfin arrivé pour son plus grand bonheur car voilà pour lui l’heure d’entrer au lycée.
Jusqu’à maintenant Katsuo a toujours gardé la tête froide mais il n’a pas toujours eu le moral au beau fixe et c’est grâce à Toshio, son meilleur ami (un pote d’enfance !!) qu’il a tenu le coup. Ils se connaissent depuis la primaire et ne sont pas prêts de se quitter puisque les voilà réunit dans la même classe. C’est donc une magnifique occasion de tourner la page et de commencer une nouvelle vie, le printemps commence bien ! D’ailleurs cette année est également une bonne opportunité pour découvrir les joies de l’ordinateur et plus précisément de l’Internet puisqu’il s’est inscrit à un site particulier.
En effet, Katsuo est un fan invétéré de la chanteuse Ryôko Hirosué et c’est donc tout naturellement qu’il s’est inscrit en tant que membre de son fan club où il va rencontrer d’autres fans. Parmi ceux-là, il s’est notamment lié d’amitié avec un certain Matsuki avec qui il est devenu intime puisque tous deux échangent leurs impressions sur leur vie amoureuse. Cependant, si la vie de Katsuo semble s’arranger pour le mieux, elle ne va pas tarder à connaître un grand bouleversement changeant à jamais sa destinée. Alors que les cours se terminent, le jeune rentre chez lui en compagnie de Toshio et tous deux tombent nez à nez avec un portefeuille garni de billets.
Loin d’être malhonnêtes, nos 2 amis ramènent très vite l’objet perdu au commissariat le plus proche (ce que tout le monde ici aurait fait également bien sur) et ils seront grassement récompensés. Grâce à leur geste, ils obtiennent donc quelques billets qu’ils vont s’empresser d’aller dépenser aux arcades ; à eux tous les nouveaux jeux du moment ! Malheureusement, Toshio va être la victime d’une bande de jeunes qui viennent le racketter et cela se terminera même par des coups portés au jeune homme. Alors qu’il était parti chercher des boissons, Katsuo assiste à toute la scène et le plus grave dans tout ç c’est qu’il n’ pas réagi lorsqu’il a vu son ami se faire taper dessus tellement il était pétrifié de peur.
Le lendemain, Toshio en veut terriblement à son soi disant meilleur mai qui n’a pas eu le cran de lui venir en aide et il ne semble pas prêt à lui pardonner. Katsuo est totalement désemparé et ne sait pas vraiment comment il pourrait retrouver la confiance de con camarade quand au hasard de sa promenade ; il tombe sur une bagarre. Un jeune homme fait face à toute une bande et malgré l’infériorité numérique, il n’en fait qu’une bouché ; il s’agit de Noriaki dit le tueur du lycée Kitagawa. Mais ce grand combattant est également connu sous le pseudo de Matsuki, tout simplement son correspondant sur Internet ! Dès lors, Katsuo n’aura qu’une idée en tête : apprendre à se battre et laver son honneur.
Bienvenue dans Katsuo ; un manga totalement délirant dont le thème central reste la baston et si vous êtes friands de ce genre, vous en aurez pour votre argent. En effet ; dès le premier tome l’histoire donne le ton avec un héros dont le physique ingrat ne laisse en aucun penser qu’il cache en réalité une véritable arme humaine. Cela va donc nous offrir quelques moments rocambolesques d’autant que notre ami n’a aucunes notions de combat mais au fil du temps, il va acquérir de nombreuses techniques. Bien sur, cette apprentissage va se faire de façon originale et parfois même totalement impensable comme le stage qu’il effectue dans un fast-food ou encore quand il s’entraîne au basket-ball.
Apparemment, ces activités n’ont aucun rapport avec le combat à mains nues mais vous allez vite découvrir le contraire à travers l’évolution de Katsuo. Laissons donc pour le moment de coté l’histoire et intéressons nous plus en détail au manga en lui-même qui est une œuvre de Takashi Hamori. Un nom qui n’est pas très connu sous nos latitudes puisque la seule fois où vous avez sûrement du l’apercevoir c’est en feuilletant un de ses mangas : Noritaka. En effet, il s’agit bel et bien du créateur de ce manga hilarant (18 tomes traduits en français aux éditions Glénat). Lorsqu’on découvre Katsuo, on observe pas mal de points communs entre les 2 mangas à commencer par le héros qui est très (trop ?) proche de Noritaka ; un aspect physique semblable, des traits caractéristiques pratiquement identiques et un même destin.
Tout le succès de Noritaka reposait sur le contraste entre le physique du héros et l’intensité des combats qu’il menait face à des montagnes de muscles. On retrouve ici aussi les mêmes ingrédients avec toujours une grande dérision et des techniques de combat sortis de Dieu sait où. Toutefois, ceux qui ont déjà lu Noritaka trouveront ce nouveau manga d’Hamori bien fade car apportant quasiment aucunes nouveautés et si l’on doit comparer les 2, l’original reste de loin le meilleur. Katsuo se contente de reprendre une recette qui a déjà fait ses preuves et l’auteur nous gratifie certes de très beaux dessins mais servis par un scénario beaucoup trop plat.
Concernant le graphisme, pas de grandes surprises, le dessinateur parvient toujours à nous faire rire grâce à toutes les mimiques assez hallucinantes qu’il donne à ses personnages. Il prend également un malin plaisir à dessiner de belles demoiselles bien en formes (promis, Pamela Anderson à coté c’est une planche à repasser) et à les mettre dans des positions assez suggestives. Si dans Noritaka, celles-ci prenaient une place assez minoritaire, ici elles envahissent carrément les pages jusqu’à frôler l’abus ce qui est un comble pour un manga traitant de combat. Par ailleurs, pour les mettre en scène, le scénariste (Hideo Muraka) a fait preuve d’une imagination débordante et l’on a bien du mal à donner du crédit à cette histoire.
Pour preuve, Katsuo ira jusqu’à devenir le successeur d’un chef de gang ou se plier aux méthodes peu orthodoxes de ses différents coachs féminins, un peu gros tout ça ! De même, on sent que cette série est bien moins aboutie au niveau de l’histoire car elle s’avère très pauvres en personnages secondaires. Avec Noritaka, nous avions eu droit à un coach ainsi qu’un autre combattant (Tchan Poua) en guise de compagnons réguliers ; ici les coachs se succèdent et on n’a guère le temps de s’y attacher et ce n’est certainement pas un effet recherché.
Vous l’aurez compris, Katsuo est une petite déception pour peu que l’on connaisse déjà l’œuvre précédente de Takashi Hamori car l’on a trop l’impression d’avoir à faire à un simple remake. De plus, l’histoire ne casse pas des briques et on peut même relever une certaine surenchère de la part de l’auteur qui n’hésite pas à combler les insuffisances scénaristiques par les poitrines généreuses des jeunes demoiselles constituant l’entourage du héros. Si vous n’avez jamais lu Noritaka, vous pouvez vous essayer à ce manga et vous passerez sans doute un bon moment mais préférez quand même son grand frère qui reste une œuvre certes pas parfaite mais bien plus travaillée. Le manga compte 10 tomes et est sorti aux éditions Glénat en version française alors préparez la monnaie !
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