La phobie est une chose qu’il est parfois difficile d’expliquer car elle se base sur différents éléments susceptibles de marquer à jamais nos existences. On sait également qu’au plus profond de notre être, certainement dissimulé derrière une montagne de bravoure et de fierté (et dieu sait que j’en ai !), se cachent des frayeurs capables de vous glacer le sang en un temps record.
Souvent on a conscience de ceci mais il arrive parfois qu’on le découvre soudainement et dès lors il sera bien difficile de retrouver une paix intérieure.
Ce n’est pas réellement une phobie qui touche notre héroïne Dahlia Williams (Jennifer Connelly) mais on parlera davantage de traumatisme qui remonte à sa plus tendre enfance. Une période qui fut bien difficile pour elle car elle n’a pu compter sur le soutien et l’amour de ses parents et plus particulièrement de sa mère qui ne prêtait guère attention aux besoins de sa fille qui a finit par l’abandonner. Dahlia se revoit encore lorsque qu’elle allait à l’école à Seattle aux débuts des années 1970, quand elle attendait impatiemment que sa mère vienne la chercher après l’école.
Ce jour là, la pluie tombait averse, les gouttes d’eau tombaient & commençant à inonder les routes bref un temps à ne pas mettre un chat dehors ni même un chien (et aucun autre animal). Bravant les intempéries, elle se tenait debout parapluie à la main attendant avec hâte une mère affectueuse qu’elle ne connaîtra jamais. Retour au présent et changement de lieu, nous sommes en 2005 dans la grande ville de New York City et les choses ont bien changé pour notre pote. Elle pensait avoir droit au bonheur quand elle s’est marié avec Kyle (Dougray Scott) avec qui elle a eu un enfant, l’adorable Cecilia Williams (Ariel Gade) mais la vie en a décidé autrement.
Le couple est en pleine procédure de séparation et l’avenir de la petite Ceci se joue actuellement car chacun des parents souhaite l’avoir à ses cotés. Pour mettre toutes les chances de son coté, Dahlia a décidé de changer de vie en commençant par déménager sur Roosevelt Island situé à quelques minutes de Manhattan en empruntant le Tram. Une idée qui ne réjouit pas vraiment la petite Ceci mais elle devra s’y faire pour le bien de sa mère (sinon elle va avoir droit à une fessée, non mais !). Si le quartier apparaît au premier abord assez lugubre, il dispose d’une école hautement réputée parfaite pour l’épanouissement de sa fille, encore faut-il trouver un appartement.
Les prix des loyers étant exorbitants à Manhattan, elle n’a d’autre choix que de venir ici et justement elle a repéré quelque chose d’intéressant avec cet appartement, le 9F. Si l’immeuble vétuste est loin d’être accueillant, elle va cependant prendre cet appartement poussé notamment par sa fille qui bizarrement a complètement changé d’avis. L’emménagement débute et cet appartement semble idéal, seulement à quelques minutes de l’école et peu de temps après Dahlia trouve également un travail non lieu de chez elle.
Tout irait bien si l’immeuble ne souffrait pas de fuites d’eau et notamment dans l’appartement 9F comme si au dessus, on faisait couler de l’eau. Les problèmes ne vont pas tarder à apparaître surtout quand Ceci va se mettre à fréquenter son amie Natasha, oui tout irait bien si Natasha n’était pas une amie imaginaire mais est-ce vraiment le cas ?
Décidément, c’est un véritable rituel que de nous offrir un film d’épouvante tous les mois ou alors les sorties DVD sont vraiment mal planifiées ! Après Amityville, La maison de cire ou encore Cursed voilà venir Dark Water qui vient se frotter à une sacrée concurrence mais qui part déjà avec un grand handicap chez moi. En effet, Dark Water n’est autre qu’un nouveau remake américain d’un film japonais existant depuis presque 4 ans maintenant et vous savez déjà ce que je pense d’une telle politique si vous avez lu mes articles sur The Grudge ou The ring 2.
D’ailleurs le hasard fait magnifiquement les choses puisque le réalisateur originel du film, qui porte le même nom, n’est autre qu’Hideo Nakata celui à qui l’on doit déjà The Ring ! Cette fois, on a décidé de ne pas faire appel à lui pour réaliser ce remake car bon il doit en avoir marre de faire 2 fois le même film et donc c’est Walter Salles qui s’y colle. Vraiment, les américains ont de la suite dans les idées, quand ils tiennent un réalisateur à succès, ils ne le lâchent pas et on peut déjà voir dans les pupilles de leurs yeux le symbole du dollar s’afficher.
Jetons donc un œil sur ce qu’on nous propose mais on sait déjà que l’eau va jouer un rôle primordial dans ce film car pour les anglicistes (ou ceux et celles qui travaillent dans les aéroports de Paris mais je ne vise personne) Water signifie eau. On se demande alors comment ce film va réussir à nous faire frissonner avec une chose aussi insignifiante que l’eau, peut-être qu’un monstre aqueux apparaîtra pour noyer tous nos héros mais c’est peu probable (je sais je lis trop de mangas). On attend ainsi l’intrigue et le développement de l’histoire mais elle est bien longue à se dessiner car ce n’est qu’à partir du 3ème quart d’heure que l’on voit poindre un semblant de frisson.
Je dis bien un semblant car comme on somnolait depuis le début, on est un peu surpris et on se dit que ça va enfin devenir captivant, oui mais non ! En gros, on peut voir de l’eau couler sous les ponts (Mouarf arf arf) avant que ce film parvienne à nous sortir de la torpeur dans laquelle il a réussit à nous plonger certainement sans le vouloir. J’ose espérer que la version originale apporte un peu plus de dynamisme car là il n’y a pas vraiment de quoi fouetter un chat et encore moins choquer des hydrophobes.
Niveau casting, on a la charmante Jennifer Connelly, une actrice fort talentueuse que certains d’entre vous ont certainement appréciée dans le très marquant Requiem for a dream (Très bon film que je n’ai toujours pas regardé !). Une actrice qui a tout de même fait ses débuts à l’age de 14 ans avec Sergio Leone dans Il était une fois en Amérique, plutôt classe pour la carte de visite ! A ses cotés, on retrouve également John C. Reilly vu dans Aviator puis Dougray Scott (Mission Impossible II) & Tim Roth que je n’avais pas vu depuis bien longtemps puisque ça remonte à son rôle dans Pulp Fiction !
Bon pour conclure, je ne vais pas me mouiller (pouah, excellent ça !!) mais je dirais quand même que Dark Water est loin d’être aussi intéressant qu’on pourrait le penser. Je ne sais pas ce que vaut la version japonaise et il serait bon d’y jeter un œil pour effectuer une comparaison mais ce remake m’a quelque peu refroidi. On s’ennuie pendant près d’1h30, et seule la dernière scène amène réellement une touche de fantastique, le reste du temps ça parle, ça parle et au final on arrive à la fin du film. Pour terminer sur un dernier jeu de mots, on pourra dire que Dark Water touche le fond, de l’eau évidemment !
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