On le sait tous, le basket-ball est un sport très prisé aux Etats-Unis alors qu’en France il passe presque inaperçu face au football dont la popularité n’est plus à démontrer. La National Basket-ball Association (NBA) diffuse ainsi ses matches dans de nombreux pays à travers le monde et l’on a tous pu voir les prodiges des plus grandes stars sur les parquets. Un rêve qui est à portée de main pour Tyrone Crane (Sidney Faison), un joueur prometteur qui démontre une fois de plus son talent dans ce match contre les Oilers de Richmond, ville de Californie.
C’est une magnifique victoire confirmant tous les espoirs qu’on plaçait en lui mais on va s’attarder sur le destin de l’équipe adverse. Equipe parait même être un bien grand mot lorsqu’on constate leurs piètres résultats ; la saison dernière s’est soldée d’un bilan bien maigre avec 22 défaites pour seulement 4 victoires. Il faut donc du changement dans cette équipe et remobiliser tout l’effectif afin que Richmond puisse être fier de ces joueurs. La ville n’a pas un quartier très facile, la pauvreté est présente et les jeunes manquent cruellement d’activités si bien que le sport est souvent leur seule issue.
Pour cela, on a décidé de faire appel à Ken Carter (Samuel L. Jackson), ancien étudiant du collège mais surtout champion de Basket-ball et qui a obtenu une bourse pour l’université grâce à cela. Son fils, Damien (Robert Ri’chard) semble suivre la même voie et quand il apprend que son père va aller s’occuper de l’équipe de Richmond, il décide de le rejoindre. Mais le coach Carter a bien d’autres soucis en tête puisque les joueurs manquent considérablement de discipline et les méthodes qu’il emploie ne séduiront pas tout le monde. A commencer par Timo Cruz (Rick Gonzalez) qui ne pensait pas devoir en arriver aux mains pour se faire entendre mais bien mal lui en a pris.
Le coach n’est pas du genre à se laisser faire et le renvoie immédiatement de l’équipe ; son objectif est clair : il faut les transformer en véritables gagnants. Néanmoins, son intention ne se limite pas à l’aspect sportif puisqu’il exige également que ces protégés réussissent à maintenir leur moyenne en cours, une volonté qui va se formaliser sous la forme d’un contrat signé. Un contrat qui les oblige donc à suivre les cours et à étudier suffisamment pour obtenir la moyenne dans le cas contraire ils risquent d’avoir de sacrées surprises. Débute alors un entraînement ô combien difficile qui vont leur apporter bon nombre de courbatures mais les résultats de ces efforts ne tarderont pas à se faire voir.
A coté de cela, Kenyon Stone (Rob Brown) doit également penser à sa vie personnelle puisqu’il va très bientôt devenir papa. En couple avec Kyra (Ashanti), ils vont avoir le bonheur d’avoir un enfant, une étape importante qui n’est pas sans s’accompagner de nombreuses interrogations pour son avenir. Pour le moment, revenons sur l’équipe et concentrons-nous sur leur premier match, ça va être la renaissance de l’équipe de Richmond !
Et bien voilà encore un film qui s’intéresse de nouveau à ce beau sport qu’est le basket-ball ce qui est toujours intéressant quand on aime ledit sport (Ah j’en avait fait au siècle dernier !). Bien sur, les potes d’enfance fidèles auront noté qu’au début de l’année était sorti le film Basket Academy mais qui était clairement placé sous le signe de la comédie. On est donc dans un tout autre registre avec Coach Carter qu’on pourrait qualifier d’Esprits Rebelles version Basket. Vous rappelez-vous de ce film avec Michelle Pfeiffer qui avait réussi à amadouer une classe de jeunes rebelles ?
Et bien, on n’est pas vraiment loin puisque comme le film, avec comme toile de fonds le basket-ball, met en avant l’intérêt du Coach à voir ses joueurs travailler pour construire leur avenir. Cela pourrait donc paraître assez sommaire au premier abord mais l’histoire prend une tout autre dimension quand on sait que les faits sont réels (comme dans Esprits rebelles !). Oui, la base scénaristique s’inspire d’un véritable Ken Carter qui s’est fait remarquer aux States à travers le combat qu’il menait pour ses joueurs. Loin de se désintéresser de leur devenir, il n’acceptait pas le fait que le basket-ball puisse être l’unique échappatoire à leur destinée.
Un engagement qu’il a pris avec chacun des membres de son équipe auxquels il a demandé le respect d’un contrat aux clauses bien définies et parfois étonnantes. Pour incarner cet entraîneur révolutionnaire, on a fait appel à Samuel L. Jackson (Star Wars III) dont le palmarès à Hollywood est déjà bien grand et qui est impeccable dans ce rôle débordant d’autorité de considération envers ses joueurs. Un personnage aux méthodes parfois rudes et qui n’épargnent personne pas même son fils Damien joué par Robert Ri’chard. C’est la seconde fois que je vous parle de cet acteur après sa participation dans La maison de cire, l’occasion de faire un peu plus ample connaissance avec lui.
Particulièrement connu aux Etats-Unis ; il est une des vedettes de la série One on One avec le personnage de Arnaz Ballard mais il reste encore bien méconnu de par chez nous. Si sa carrière cinématographique continue de s’étoffer, on devrait le retrouver prochainement et c’est bien tout le mal qu’on lui souhaite. Les amateurs de hip hop américain noterons également la présence d’Ashanti dans un rôle plutôt discret et dont on pourrait croire qu’il n’est là que pour nus offrir la possibilité d’admirer la belle plastique de la chanteuse. Pour en revenir au film, si on peut reprocher un aspect un peu niais et prévisible de la part de l’histoire, il ne faut pas perdre de vue que le scénario s’inspire de faits réels.
De ce fait ce qui pourrait apparaître comme des éléments stéréotypés ne sont en fait que la retranscription de ce qu’il s’est passé réellement. Reste à voir dans quelle mesure ce film s’inspire de la vie de Carter, s’il s’agit simplement de son parcours avec l’équipe, les scénaristes ont du broder toute une histoire pour nous offrir un film complet. Il est donc plus que probable que les intrigues secondaires aient été complètement écrits et c’est justement elles qui viennent apporter bon nombre de clichés. Sinon, vous aurez droit à votre dose de matchs mais on commence à revoir toujours les mêmes scènes avec notamment le ballon qui atterrit dans le panier au ralenti, moment de suspense indéniable et utilisé par tous les films traitant du sujet !
Pour terminer, Coach Carter nous conte une belle histoire que celle de cet entraîneur qui veut véritablement croire en ses hommes et non les réduire à de simples joueurs de basket. La construction banale du film ne vous réservera aucunes surprises et cette linéarité pourrait donc vite vous ennuyer malgré la bonne volonté des comédiens. Les amateurs de basket seront quant à eux ravis de pouvoir découvrir un film sur le sujet avec des matchs assez palpitants et qui ne manquent pas de dunks !
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