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De nos 5 sens, le goût est certainement le plus agréable puisque cela nous permet d’apprécier toute la saveur de ce qui passe par notre bouche. Qui n’a d’ailleurs jamais craqué pour les friandises ou encore le bon chocolat qui font le bonheur des plus petits comme des plus grands. Pourquoi est-ce que je vous parle de cela ? Vous allez le découvrir très bientôt avec l’histoire de ce jeune homme que l’on appelle Charlie Bucket (Freddie Highmore) dont l’existence n’est pas des plus envieuses.

En effet, ce petit garçon vit dans une maison très délabrée avec ses parents et ses grands parents et l’on ne peut pas dire qu’il ait de quoi se réjouir. Les Bucket tentent de vivre comme ils peuvent grâce notamment au travail du père de Charlie (Noah Taylor), employé dans une usine de pâtes de dentifrice. Mais le plus important pour lui c’est de rester avec tous les membres de sa famille et d’ailleurs le repas au coin de la cheminée est un bonheur. Bien sur, cette petite soupe aux choux parait bien dérisoire mais cela suffit pour ne pas mourir de faim et c’est bien là l’essentiel.

Rien ne le prédestinait alors à ce qu’il l’attend, il ne le sait pas encore mais il va devenir le garçon le plus chanceux au monde. Non loin de chez lui, se dresse la grande fabrique de chocolat du grand Willy Wonka (Johnny Depp) qui fut autrefois l’un des plus célèbres confiseurs au monde. En effet, il y a un peu plus de 20 ans il a crée bon nombre de friandises révolutionnaires et notamment une glace au chocolat qui ne fond jamais. Depuis, il a fait du chemin et a ouvert sa propre chocolaterie, la plus grande fabrique qui ait existé sur la planète mais les choses vont se gâter.

Son succès attise la jalousie de nombreuses personnes et très vite, des espions se sont glissés parmi ses employés dans l’intention de lui voler sa recette secrète ce qui l’a conduit à la faillite. Depuis ce jour-là, il a renvoyé tous ses employés et a fermé sa chocolaterie pendant quelques années mais elle continue encore de fonctionner. Tout le monde se demande donc par quels moyens il a réussit à continuer la fabrication et pourquoi nous n’avons plus l’occasion de le voir. C’est pour cela que Willy Wonka a décidé de réapparaître au grand jour et d’ouvrir les portes de sa chocolaterie à quelques privilégiés.

Il s’agit en fait de 5 enfants et pas n’importe lesquels puisque ce sont ceux qui auront l’honneur de trouver les tickets d’or. En effet, Willy a glissé 5 billets d’or dans 5 tablettes de chocolat qui ont été distribuées à travers le monde entier et seuls ceux qui seront en possession de ces tickets auront la joie de passer la journée à la fameuse chocolaterie de Willy. Transporté par les histoires merveilleuses que lui a raconté son grand-père, notre ami Charlie rêve donc de mettre la main sur ce ticket mais il n’y en a que 5 au monde et ses chances sont bien minces. De plus, cette visite guidée de la chocolaterie cache certainement quelque chose de la part de Willy mais quoi ?

Halala le chocolat, voilà une jolie friandise qui ferait fondre n’importe qui (oh le super jeu de mot chocolat - fondre !) et moi d’ailleurs je ne suis certainement pas le dernier à en raffoler. Blanc, noir, aux noisettes, fourré de pralines ; il existe tellement de variétés qu’on en perdrait la tête et quand on pense qu’il y a même un défilé de vêtement en chocolats… Bref, voilà un thème qui devrait plaire à de nombreux spectateurs et les enfants en premier puisque ce sont les plus friands de toutes ces confiseries.

Mais comme toutes les bonnes choses, il ne faut pas en abuser au risque de devoir aller se faire soigner ses vilaines caries chez le dentiste, phobie de nombre d’entre eux. Revenons donc sur ce film de Tim Burton qui n’a pas son pareil pour nous proposer un monde magique et surtout qui a une grande disposition à nous offrir de jolis contes. On reconnaît assez rapidement la patte du réalisateur à travers des images chatoyantes, débordantes de couleurs dans la chocolaterie et qui réveillent sans mal nos souvenirs d’enfants. Ainsi, il laisse aller toute son imagination pour notre plus grand bonheur comme par exemple la rivière de chocolat ou encore la bulle de chewing-gum qui n’éclate jamais.

Tout en s’abandonnant aux souvenirs de son enfance, Burton nous offre en même temps un film volontairement caricatural aussi bien dans les images qu’au niveau des personnages. La maison de Charlie est noyée par la pauvreté et seul le feu de la cheminée représente une lueur d’espoir dans l’existence du jeune garçon. A contrario, les couleurs vives de la chocolaterie à travers ses différents univers semblent apporter plus de joie mais les apparences sont parfois trompeuses. De même, les personnages principaux que sont les enfants possèdent tous des caractères bien différents et chacun d’entre va être mis à rude épreuve.

Que dire également de ces personnages fantaisistes que sont les Umpa Lumpa toujours sur le qui vive pour nous offrir un joli spectacle musical ! Sans oublier ces merveilleux écureuils qui n’ont pas leur pareil pour faire le tri des noix. Coté casting, on retrouve Johnny Depp qui est sans conteste l’acteur fétiche du réalisateur puisqu’il s’agit là de leur 4ème collaboration (après Edward aux mains d’argent, Ed Wood & Sleepy Hollow). Une complicité qui n’est pas prêt de s’arrêter comme en témoigne le récent Noces Funèbres où l’acteur a prêté son visage et sa voix. Johnny Depp nous a habitué à des rôles de qualité et une fois encore il ne nous déçoit pas avec ce Willy particulièrement atypique.

Pour lui donner la réplique, on retrouve Freddie Highmore dont je vous ai déjà parlé dans Neverland, film où l’on retrouve également Johnny Depp (pour l’anecdote, c’est lui qui aurait proposé Freddie à Burton). A noter également la présence d’Helena Bonham Carter dans le rôle de la mère de Charlie, chose normale quand on sait que l’actrice est dans la vie la compagne du réalisateur (et ouais ça aide !). Parlons un peu de Charlie and the chocolate factory qui est à la base un roman écrit il y a un peu plus de 40 ans par Roald Dahl et qui s’est écoulé à travers le monde à plus de 13 millions d’exemplaires.

D’ailleurs, ce roman avait déjà été adapté au grand écran en 1971 par le réalisateur Mel Stuart avec l’acteur Gene Wilder en Willy Wonka. Encore une adaptation d’un roman, une tendance qui ne disparaîtra pas de sitôt initiée par les triomphes du Seigneur des anneaux & des Harry Potter. En décembre dernier, le Monde de Narnia a envahi les écrans de cinéma et les enfants sont donc les premiers visés par ce genre de production. On sait pertinemment que ces derniers sont très souvent accompagnés ce qui signifie encore plus d’argent dans la caisse, pas bête n’est ce pas ?

Pour conclure, voilà encore un très joli film de la part de notre ami Burton. On se replonge avec délectation dans ce monde magique tout en friandises (qui n’en a pas rêvé ?) grâce à une histoire non dénuée d’une certaine morale. On regrettera peut être sa longueur puisqu’une fois qu’on est entré dans la chocolaterie, la féerie s’amenuise au fil des minutes. Si vous avez toujours su apprécier l’univers folklorique de Tim Burton, je peux vous assurer que vous allez déguster ce film !




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